Devant la situation chaotique dans laquelle le despote zimbabwéen a plongé le pays, les militaires  ont pris le contrôle de la situation pour préserver l’intérêt supérieur de la nation.

Farida KAIDER

L’ARMÉE zimbabwéenne vient de siffler la récréation dans le pays. Devant la situation   de chaos généralisé dans lequel Robert Gabriel  Mugabe et son  clan  ont plongé le pays, des hauts gradés de l’armée n’ont pas eu  d’autre choix que d’intervenir pour préserver l’intérêt supérieur de la nation.

La  nuit dernière, au moins quarante coups de feu ont été entendus au domicile du  dictateur zimbabwéen. L’armée a indiqué que l’intégrité physique de ce dernier et des membres de sa famille ne sont pas atteinte.  » Le camarade Mugabe et sa famille sont sains et sauf, » a rassuré un officier zimbabwéen, démentant la rumeur d’un coup d’État.

Pourtant, les militaires ont pris d’assaut la radio et la télévision zimbabwéenne. Ils ont sommé le personnel de quitter les lieux, diffusant leur message tonitruant. Ils assurent qu’ils veulent nettoyer l’écurie de Robert Mugabe à l’origine de plusieurs crimes de sang et économiques qui ont plongé le pays dans le précipice.

NOMBRILISME. Manifestement, c’est le limogeage du vice-président Emmerson Mnangagwa qui a  constitué la faute finale de Mugabe. Il soupçonnait de vouloir prendre sa place à la tête du pays. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase s’est produite il y a plus d’une semaine lorsque la femme du chef de l’Etat, Grace Mugabe, s’est fait chahuter. Suite à cela, elle a accusé les partisans de Mnangagwa d’avoir été payés pour la conspuer.

Dès le lendemain, Mugabe a laissé entendre qu’il pourrait démettre de ses fonctions le vice-président. Il a joint l’acte à la parole. Emmerson Mnangagwa a donc été limogé pour « manque de loyauté, de respect, de malhonnêteté et de manque de sérieux ».

Le vice-président zimbabwéen a été limogé.

Il a été également limogé du poste de vice-président la Zamu-PF, le parti au pouvoir. Ce qui laisse le champ libre à Grace Mugabe. La première dame du Zimbabwe a déjà annoncé son intention de se présenter à l’élection présidentielle prévue l’année prochaine.

Le despote zimbabwéen n’avait pas l’intention de passer la main à une personne autre qu’ un membre de sa famille. Obnubilé par le pouvoir, il avait même annoncé sa candidature à la présidentielle de 2018. Son revirement pourrait être motivé par des ennuis de santé.

BYE BYE MUGABE ! Son nombrilisme a fini par eaxsperer l’armée, qui a finalement pris ses responsabilités en intervenant. Depuis lundi soir, la confusion règne à Harare, la capitale. Des chars ont été déployés aux abords de la résidence de Robert Mugabe et dans des lieux névralgiques de la ville. Les Zimbabwéens qui suivent l’évolution de la situation restés terrés chez eux.

Dans tout le pays, l’heure est aux adieux à Mugabe, au pouvoir depuis 37 ans. À 93 ans, il était le plus vieux président en fonction. Il était déjà isolé du monde à cause des  violations  répétées des droits de l’Homme. Les observateurs de la scène politique estiment que l’armée ne pourra plus le réhabiliter dans ses fonctions après le ménage qu’elle compte faire. C’est donc « bye bye Mugabe ! »

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