La mobilisation était monstre jeudi dans la capitale togolaise, à l’appel de la coalition des partis politiques de l’opposition qui réclament à hue et à dia le départ du dictateur Faure Eyadema.

Aïcha SYLLA

Plusieurs centaines de milliers de Togolais ont manifesté jeudi à Lomé, à l’appel de la coalition des partis politiques de l’opposition. Ce rassemblement monstre visait à demander le départ immédiat du dictateur Faure Eyadema.

Le pouvoir togolais qui misait sur la démotivation des manifestants semble désormais pris de court. Pour essayer de minimiser la capacité de mobilisation des opposants,  le gouvernement togolais a minoré le nombre de manifestants, estimant celui-ci à 13 500 seulement.

Pourtant, la mobilisation ne faiblit pas, nonobstant la répression. Les opposants togolais ont décidé d’appuyer sur la chanterelle. Ils ont prévu cinq jours de manifestations la semaine prochaine à Lomé, la capitale, et dans d’autres villes du pays.

La rue gronde de plus en plus au Togo. Les femmes, les enfants et les artistes ont rejoint les manifestants, défiant ainsi les balles des forces de sécurité et de défense acquises à la cause du despote Faure Eyadema. Ce dernier semble de plus en plus isolé. Il a été lâché par les évêques qui ont condamné fermement la répression.

Les Togolais sont résolus à faire partir du pouvoir Faure Eyadema avant de l’année. Le despote a succédé à son père qui a régné pendant 38 ans. Il adopte les mêmes méthodes que ce dernier, emprisonnant les opposants et réprimant dans le sang les manifestations hostiles à son régime.