Chers malfaiteurs,

Je me vois enclin à vous élever au rang de l’espèce humaine. Il le faut bien puisque je m’adresse à vos créatures. Mais pas au point de vous appeler « messieurs. » Ni, non plus, vous attribuer quelque honorabilité que ce soit pour votre ciblage des proies et de l’adversaire. Le faire relèverait du péché impardonnable.

Si vous ne souffriez pas de la dyslexie doublée de l’aboulie, vous n’auriez pas perdu du temps à enfoncer des portes ouvertes et à vous élancer dans des sentiers battus, voire à vouloir jouer aux Donquichottes sans en avoir ni les qualités ni l’étoffe. Je m’étonne que votre réaction ne touche pas les points clés de mon article sur votre plan funambulesque et qui a suscité votre réaction digne d’une bouillie pour les chats.

Apportez-moi les preuves de vos accusations 

Je parie que vous serez incapables de me démontrer le contraire de mes affirmations en dehors de vos mots qui ne sont pas du pain béni. Votre accusation sur la supposée perception par mes soins d’une somme de 40 mille euros pour pondre un article à charge contre vous et retirer ceux à charge contre votre ennemi Brice Laccruche Alihanga n’est destinée qu’à abrier votre scandale. Dites-moi,  le petit Alihanga vous fait-il si peur au point de voir son ombre jusque dans l’encre de mon stylo ?

Chers malfaiteurs, je vous défie d’apporter sur la place publique les preuves du grisbi qu’il m’aurait envoyé. La France n’est pas votre Bongoland où on peut charroyer une importante somme sans attirer l’attention des autorités en charge contre de la lutte contre le blanchiment d’argent. Mon jugement n’est pas une sentence, mais je constate avec désolation que vous êtes une bande d’azimutés au cerveau stérile et atteints de la constipation intellectuelle. Vous auriez dû me faire l’économie de ce galimatias qui prouve à suffisance que vous

Vous êtes de mauvaise foi !

De par vos calembredaines et vos inanités, vous voulez me faire comprendre que vous avez des circuits mafieux que vous utilisez pour envoyer à l’étranger des fonds détournés au Gabon. Je vous en remercie pour cette piste que j’explorerai dans le cadre de mes investigations. Je sais que des vous avez intégré la bergerie pétrolière pour mettre le grappin sur les recettes de l’or noir, le Gabon étant votre kouign-amann.

Preuve de votre cynisme et de votre mauvaise foi, vous avez insinué que j’ai retiré subrepticement des articles, alors que vous avez recruté une escouade de hackers pour perturber le fonctionnement de « Matin d’Afrique », de ma chaîne YouTube et de mes pages Facebook qui vous gênent dans vos manœuvres déloyales aux desseins inavoués. Pourriez-vous me dire qui a inséré la publicité d’Airtel Gabon à la place des articles ?

Visiblement, vous êtes est en mal de trophée de guerre à brandir. Pour votre gouverne, je n’ai jamais monnayé mon travail. Je vous défie de brandir une preuve dans ce sens. Par contre, vous avez à plusieurs reprises fait des offres alléchantes à mon endroit pour bénéficier de ma protection, ce que j’ai toujours catégoriquement refusé. Je vous épargne le reste des sollicitations de la présidence de la République auxquelles j’ai marqué mon refus.

Ne me confindez pas avec vos griots serviles 

Chers malfaiteurs, que me reprochez-vous? Le fait d’avoir dénoncé vos manœuvres mafieuses ? Je suis est un contre-pouvoir et il en sera toujours ainsi. Quelle reconnaissance exceptionnelle voulez-vous en tirez ? Je me permets de souligner votre maladresse et le peu d’égard que vous avez pour les journalistes au Gabon. Croire que ceux-ci doivent regarder dans la direction qu’indique votre petit doigt sale met en exergue votre ignorance du fonctionnement de la presse et que vous avez été formatés dans le moule de l’embrigadement.

Ne confondez pas les griots serviles qui vous obéissent au doigt et à l’œil au journaliste indépendants que je suis qui s’est construit à force de travail et de sacrifices qui ne seront jamais ni comptés ni remboursés. Je suis libre et jouis de mon indépendance. Je suis libre de choisir le sujet de mes articles, pourvu que ce choix soit pertinent et intéressant pas pour moi mais pour le lecteur à qui l’information et l’éclairage sont destinés. Cet état d’esprit puise aux fondements de la presse et la conception noble que je me fais de la liberté de la presse.

Le mensonge est votre langue maternelle 

Par ailleurs, je suis étonné qu’au niveau où vous vous trouvez, vous en êtes encore à prendre des vessies pour des lanternes. Contrairement à vous, je ne suis pas un mercenaire. Aviez-vous vu ma silhouette à vos côtés lorsque vous êtes allés bombarder le quartier général (QG) de l’opposant Jean Ping, au soir de l’élection présidentielle du 27 août 2016 ? M’aviez-vous vu faire partie de vos équipes commises aux assassinats avec prélèvement d’organes à travers le Gabon ?

Chers malfaiteurs, continuez à raconter des fariboles sur moi pour tenter de jeter l’opprobre sur ma personne et tenter de décréditer mon travail. Les Gabonais connaissent vos mièvreries dignes de petites chèvres en quête de leur dernière pitance. Le mensonge est votre première langue vivante. Ce n’est ni une facétie, pas plus qu’une erreur, c’est une première langue maternée, celle qui a été inculquée aux fourbes que vous êtes dès votre jeune âge, de sorte qu’elle devient dans vos bouches pâteuses, une vérité fondamentale.

Malgré tout,  je vous adresse mes meilleurs voeux 

Vous jouez avec les mots et manipulez les raisonnements pour tenter de persuader vos interlocuteurs de votre humanisme alors que vous n’êtes que des monstres à visages à peine humain. Avec votre goût immodéré pour la violence, vous défiez le monde civilisé. Puisque vous souffrez tous de la déconstruction mentale et psychique, je m’attends à ce que vous planifierez de nouveau mon assassinat qui avait été déjoué in extrémis par votre propre mentor. Je sais, vous ne tiendrez pas longtemps au pugilat verbal que vous avez engagé contre moi, même si vous avez recruté un scribe qui mésuse de sa plume à cause d’une forte pression au ventre et au bas-ventre.

Chers malfaiteurs de la République, au soir de cette année, je voudrais vous adresser mes vœux les meilleurs pour 2019. Même si vous me taillez les croupières, je ne peux vous souhaiter aucun malheur. Le faire serait céder au même sentiment qui a fait de vous les monstres froids que vous êtes. Qu’il vous plaise donc d’accepter mes vœux. Puisse Dieu veiller sur vous et sur vos familles respectives tout au long de l’année qui commencera dans quelques heures.

Jonas MOULENDA