Estelle Ngola, 36 ans, employée dans une sous-traitante opérant dans la région pétrolifère de Dourembou, à une centaine de kilomètres de Mandji, le chef-lieu du département de Ndolou (sud), y est recherchée depuis dimanche soir.

Jonas MOULENDA 

DOUBANGA, une rivière du département de Ndolou dont le chef-lieu est Mandji, dans la province de la Ngounié (sud du Gabon), est, depuis dimanche, le théâtre d’une disparition inquiétante.

Une jeune femme de 36 ans, Estelle Ngola, employée à la société GITS, une sous-traitante de Gabon Oil Compagny (GOC), y a subito disparu, alors qu’elle tentait de regagner son domicile au village Nzambinatsiengui, seule à bord d’une pirogue.

Celle-ci a été retrouvée flottant sur les eaux de la rivière Doubanga par une autre riveraine. Ses effets dont son téléphone portable y étaient intacts, preuve qu’elle n’a pas chaviré. L’auteure de l’intrigante découverte a aussitôt alerté le voisinage et les employés de la GITS.

Des recherches ont immédiatement commencé. Les secouristes ont ratissé tous les périmètres de la rivière où la jeune femme était susceptible de se trouver. Sans succès. L’hypothèse d’une noyade a été retenue. Mais le fait que la pirogue était dans une position normale a quelque peu instillé le doute dans les esprits.

Estelle Ngola. Sa disparition suscite tristesse et désolation dans la contrée.

Estelle Ngola aurait-elle fait une chute dans la rivière ? Y aurait-elle délibérément plongé ? Aurait-elle été enlevée par des individus, qui l’auraient ensuite déportée ailleurs ? Autant de questions qui turlupinent les esprits dans la contrée et qui demeurent sans réponse quarante-huit heures après les faits.

Cette disparition a provoqué tristesse et désolation dans la région où la jeune femme était présentée comme une personne affable. ” Elle a disparu lorsqu’elle revenait de son travail. Elle tentait de regagner le village Nzambinatsiengui où elle vivait avec son mari,” a expliqué une habitante du village voisin de Fouanou, jointe au téléphone par Matin d’Afrique.

Les faits se sont produits non loin de la destination de la jeune femme. Si elle a fait une chute dans la rivière Dourembou, son corps pourrait remonter à la surface dans prochaines heures. Les cas de noyade sont légion dans la contrée. Ce cours d’eau,   qui fait jonction au village Omengo avec un autre appelé Dourembou, est la principale voie de déplacement des riverains.