L’incident s’est produit, samedi après-midi, dans une forêt du village Moukouna pendant que la victime entreprenant une partie de chasse avec son ami, qui a réussi à se tirer d’affaire.

Jonas MOULENDA

ILS sont partis à deux à la chasse en forêt mais un seul en est revenu. L’autre,  Gervais Koumba Koumba, 32 ans, y est resté à jamais. Il a été tué par un éléphant, dans une forêt de Moukouna, bourgade située à 100 km de Mandji, le chef-lieu du département de Ndolou, dans la province de la Ngounié (sud du Gabon.)

Gervais Koumba Koumba de son vivant.

Selon une source autorisée, la victime entreprenait une partie de chasse avec son ami,  Juste Magnourou. Ce dernier n’a dû sa survie qu’en prenant ses jambes sur son coup. Le pachyderme, visiblement furieux, a concentré toute son attention sur le jeune Koumba Koumba, qu’il a ensuite  chargé avant de laisser son corps amoché au sol.

D’après la source, la partie de chasse avait bien commencé dans le bois. Les deux amis entendaient ramener dans leur gibecière une antilope ou un sanglier. Il était un peu plus de 16h lorsque tout a viré à la dégaine. Gervais Koumba Koumba, qui portait un fusil de type calibre 12, et son compagnon Juste Magnourou ont soudainement entendu le barrissement d’un éléphant, visiblement irrité par leur présence dans la forêt. En jetant un regard inquisiteur dans les environs, les deux jeunes chasseurs ont découvert tout un troupeau  composé de plusieurs mâles, femelles et  petits.

Très vite, les choses se sont gâtées. Un mâle fulminant de colère s’est subito détaché du troupeau pour foncer droit vers les deux chasseurs. Ces derniers ont immédiatement tenté de s’écarter du danger. Juste Magnourou, que l’animal a repéré en premier, a fui de son côté. Gervais Koumba Koumba lui a emboîté le pas.

Le compagnon du chasseur est traumatisé par ce qu’il a vécu 

La bête, manifestement très déchaînée,  l’a malheureusement rattrapé. Il l’a chargé, non sans lui enfoncer ses défenses à la poitrine. Après avoir envoyé ad pâtres le jeune chasseur, la bête a abandonné le corps sur les lieux. Le compagnon de l’infortuné, traumatisé, à couru au village pour alerter les riverains.

La brigade de gendarmerie de Mandji, informée de l’accident de chasse, s’est rendue sur les lieux dimanche après-midi pour procéder au constat. Les gendarmes, accompagnés de quelques villageois, ont trouvé le corps amoché du jeune Koumba Koumba gisant dans le bois.

Le corps du jeune chasseur gisant au sol.

Son arme de chasse et une cartouche traînaient au sol. Le type de fusil et les munitions dont il disposait ne pouvaient  pas lui permettre de neutraliser la bête. Manifestement, il s’est débattu pour que le pachyderme ne prenne pas le dessus sur lui. Mais c’était peine perdue.

Dans une société marquée par l’enracinement de l’animisme, cette agression n’est pas dénuée d’arrière-pensées. A Mandji où vivait le jeune homme, sa mise à mort par l’éléphant a été perçue comme un fait de la sorcellerie. Mais d’aucuns ont conclu à un animal naturel, le théâtre de l’agression faisant partie des treize parcs nationaux que compte le Gabon.