Hermann Nzibena Moubeda, 29 ans, s’est noyé, ce mardi en fin de matinée, dans l’affluent de la Ngounié, alors qu’il s’y était rendu pour une partie de pêche avec son beau-frère.

Jonas MOULENDA

LES chances de le retrouver vivant s’amenuisent. Les premières recherches effectuées dans la journée se sont révélées infructueuses. Pourtant, la brigade de gendarmerie de Mandji, le chef-lieu du département de Ndolou (province de la Ngounié), aidée par des volontaires, a ratissé tous les périmètres où Hermann Nzibena Moubeda est susceptible de se trouver. Sans succès.

Selon des témoignages concordants, le jeune homme et son beau-frère avaient entrepris une partie de pêche à l’Ovigui, un affluent de la Ngounié, situé à 10 km de la ville. D’après la déposition faite par son accompagnateur, Hermann Nzibena Moubeda s’est noyé au moment de tendre le filet.

En butte à la pression de l’Ovigui en crue, le jeune pêcheur aurait demandé à son beau-frère de retourner prendre la machette sur les rivages pour couper un bois destiné à tendre le filet. C’est à ce moment que Nzibena Moubeda se serait noyé.
Lorsque son beau-frère est redescendu dans l’eau, il ne l’a plus vu.

Il s’est noyé au moment de tendre le filet 

Pris de panique, il a couru en ville donner l’alerte autorités locales. Aussitôt, la brigade de gendarmerie de la localité, aidée par des riverains, s’est transportée sur les lieux. Malheureusement, les recherches effectuées toute la journée n’ont pas permis de retrouver le corps du jeune pêcheur.

La brigade de gendarmerie de Mandji ne dispose pas de matériel adéquat pour des plongées sous-marines. Les chances de retrouver Hermann Nzibena Moubeda vivant semblent donc assez minces.

La disparition du jeune homme a ému plus d’une personne à Mandji.

Le disparu était un habitué de la pêche dans l’Ovigui. La veille, il s’y était rendu avec son beau-frère. Mais en raison de la crue, ils ont rebroussé chemin, remettant à aujourd’hui la partie de pêche ayant tourné court. Malheureusement, c’était la dernière fois qu’il se livrait à cette activité de subsistance.

Nzibena Moubeda était originaire de Lebamba, le chef-lieu du département de la Louetsi-Wano (province de la Ngounié). Il était arrivé à Mandji comme employé d’Islam. Après son licenciement, il s’est s’est retrouvé dans une véritable dèche noire, ne parvenant plus à payer son loyer.

Recueilli par la famille de sa compagne, il faisait dans la débrouillardise. Son caractère affable et serviable ont fait de lui un jeune homme très apprécié par sa belle-famille et les autres jeunes de Mandji.

Très attaché à la ville, il n’ est plus retourné sur ses terres ancestrales. Depuis quatre ans, il vivait chez ses beaux-parents avec sa compagne. Il était considéré comme un membre de la famille à part entière.

La disparition du jeune Nzibena Moubeda a provoqué une véritable onde de choc à Mandji où il s’était déjà fait une seconde vie. Toute la journée, de nombreux jeunes se sont mobilisés sur le théâtre de la noyade avec l’espoir de le retrouver en vie.

D’autres ont multiplié les prières afin que Dieu fasse le miracle de l’exempter du pire. Mais il n’est pas évident qu’il soit retrouvé en vie. Son corps pourrait avoir été emporté plus loin par les eaux déferlantes de l’Ovigui.