Yves Barassouaga, alias Hitler, commandant en chef de la gendarmerie, est désormais dans l’œil du cyclone après un acte de violence conjugale avérée.

Jonas MOULENDA

L’AVENIR d’Yves Barrasouaga, un des membres influents du Comité de restauration des institutions (CTRI), pourrait se jouer bientôt devant une Cour criminelle. Le commandant en chef de la gendarmerie du Gabon est, en effet, poursuivi pour coups et blessures volontaires sur son épouse, Fatou Barrasouaga.

Selon une source proche de la gendarmerie nationale, la jeune femme aurait été battue à sang, la semaine dernière, par son époux, surnommé Hitler en raison de son esprit de barbarie défiant le monde civilisé. Elle ne doit sa survie qu’à l’intervention de certains collaborateurs de son mari. D’après la source, la victime s’en est tirée avec le visage complètement amoché. Elle a été immédiatement transportée dans une unité sanitaire de Libreville pour recevoir des soins intensifs.

La cause de la réaction péremptoire et rétrograde du commandant en chef de la gendarmerie n’a pas été révélée, mais des proches de ce dernier indiquent qu’il pourrait s’agir d’une scène de jalousie qui a mal tourné. Après une violente dispute, Barrasouaga se serait mis à asséner de violents coups de pieds et coups de poing à son épouse. Malgré les supplications de cette dernière, Hitler n’à pas eu une once de pitié pour celle qu’il prétend aimer. Il l’a battue avec hargne jusqu’à l’amocher sérieusement.

Zita Oligui, l’épouse du président de transition, informée de cet acte de barbarie digne d’une autre époque, s’est rendue au chevet de la victime. Horrifiée par les dégâts corporels subis par sa congénère, elle a saisi la justice pour que le mari violent réponde de ses actes devant la loi. Dans les rangs de la gendarmerie, il se susurre que le sulfureux commandant en chef de ce corps a l’habitude de battre à sang son épouse et ses nombreuses maîtresses.

POLYGAMIE. C’est donc pour éviter d’arriver au pire que Zita Oligui a saisi la justice. Tout le problème est de savoir si le parquet de Libreville osera inculper l’officier supérieur, qui se croit tout permis, drapé de son statut social . Yves Barrasouaga est présenté comme homme aux colères homériques. « Il a même menacé de représailles les gendarmes qui ont voulu intervenir pour qu’il ne tue pas sa femme », a confié une source proche de la gendarmerie nationale.

De fait, la violence est un trait de caractère chez les hommes en treillis au Gabon. Avec la légalisation de la polygamie décidée par le CTRI, il est à craindre que certains d’entre eux s’en servent comme paravent pour davantage imposer de pires sévices à leurs épouses réfractaires à la cogestion du mari à avec d’autres femmes. Il est patent que nombre d’entre elles seront battues comme des tam-tams. Drôle d’essor vers la félicité !