Vision d’horreur jeudi dans une forêt près du chef-lieu de la province de l’Ogooué-Lolo (sud-est du Gabon). Le corps d’un garçon de 10 ans y a été retrouvé par un homme qui se rendait en brousse pour y chercher des fruits.

Jonas MOULENDA

LE petit Raven Diba, 10 ans, était recherché par ses parents depuis plus d’une semaine. Il avait disparu du domicile familial à Koula-Moutou en fête de Noël. Son corps a été retrouvé dans une forêt environnante jeudi par un homme qui se rendait dans en brousse pour y chercher des fruits.

L’auteur de l’effroyable découverte a aussitôt rebroussé chemin pour aller alerter les autorités judiciaires. Dès la première alerte, l’antenne provinciale de la Police judiciaire (PJ) et la brigade de gendarmerie se sont transportées sur les lieux. Les agents n’ont fait que constater la présence macabre.

Le corps était en décubitus ventral, trempé dans une flaque d’eau non profonde. Lorsque le macchabée a été repêché, les enquêteurs ont découvert des signes de mutilation. Selon une source proche de l’enquête, l’adolescent aurait été délesté de certaines parties corporelles, à savoir les oreilles, la langue, les yeux, le sexe, etc.

Le corps de l’adolescent a été jeté dans une flaque d’eau pour simuler une noyade.

Vraisemblablement, il a été supplicié lors d’un rituel satanique. D’après une source médicale, le corps présentait de traces de violence jusqu’à la partie anale. Ce qui crédibilise la thèse d’un viol satanique, avant sa douloureuse mise à mort par ses bourreaux.

A en croire nos sources, la découverte du corps du petit Raven Diba a été précédée d’intenses recherches menées par ses parents et les autorités judiciaires locales. Tous les espaces avaient été ratissés, fors le bois théâtre de la macabre découverte. Mais les enquêteurs se perdaient sur les traces du petit garçon.

Les assassinats avec prélèvement d’organes sont souvent commandités par des cadres du coin 

Devant ce qui apparaissait comme un mystère, a rapporté une source, la famille du petit Diba a mis à contribution des voyants qui font la réputation de la région. Ces sommités spirituelles avaient révélé que l’enfant était gardé en captivité dans une maison d’un riverain, en attendant sa mise à mort programée.

Le petit Ravel Dinga avait disparu en plein Noël.

A la suite de ces révélations, les proches du disparu ont proposé la fouille de toutes les maisons environnantes. Mais un auxiliaire de l’administration, visiblement gêné aux entournures, s’y est farouchement opposé. « Le chef du quartier s’est curieusement opposé à cette option. Or, on pouvait sauver cet enfant si on avait fouillé toutes les maisons du quartier », a déploré une source proche du dossier.

C’est probablement après le scabreux sacrifice humain que le corps de la victime a été jeté dans une flaque d’eau située dans une forêt environnante pour simuler une mort accidentelle. Mais cette thèse ne semble pas convaincre la famille de l’adolescent et les enquêteurs, le cours d’eau théâtre de la macabre découverte n’étant pas profond. Il s’agit manifestement d’un sac d’embrouilles.

Koula-Moutou et d’autres localités de l’Ogooué-Lolo sont des terreaux des assassinats avec prélèvement d’organes, pompeusement appelés crimes rituels. Les cadres de la localité, en quête de promotion politique ou de maintien à des postes juteux, passent souvent des commandes d’organes depuis leurs bureaux feutrés. Malgré les dénonciations faites par des lampistes, les commanditaires de ces crimes effroyables ne sont jamais inquiétés par la justice.