Cette provision a été déposée au Trésor public  jeudi après-midi, par l’ancien Vice-président  de la République,  qui était accompagné de son Me Jean-Paul Moubembé. 

Jonas MOULENDA

PIERRE-CLAVER MAGANGA-MOUSSAVOU est résolu à laver son honneur, après le scandale du Kevazingo qui a valu son éviction du poste de vice-président de la République.

Dans l’affaire qui l’oppose au journaliste Stive Makanga, responsable du journal en ligne Kongossanews,  l’audience correctionnelle qui s’était déroulée mardi dernier, avait plutôt tourné à l’avantage du journaliste.

Le tribunal correctionnel de Libreville avait exigé de M. Maganga-Moussavou qu’il verse la somme de 20 millions en guise de caution pour la tenue du procès en diffamation contre Stive Makanga à qui il réclame 950 millions de F CFA de dommages-intérêts.

Le président du Parti social-démocrate (PSD), visiblement déterminé à aller jusqu’au bout de cette procédure,  a finalement versé la caution au Trésor public. Il s’y est rendu jeudi après-midi, flanqué de son avocat, Me Jean-Paul Moubembé.

Me Moubembé, avocat de Pierre-Claver Maganga-Moussavou.

De fait, cette « provision à payer » que le plaignant avait contestée, est la pratique dans ce type d’affaire portée devant le tribunal de première instance de Libreville.

On peut donc s’attendre à ce que le dossier soit prochainement examiné au fond. Manifestement, les magistrats avaient sous-estimé la capacité de Pierre-Claver Maganga-Moussavou à mettre la main à la poche. C’était sans compter sur sa ténacité.

Au plus fort du scandale du Kevazingo, le journaliste Stive Makanga avait affirmé que Pierre-Claver Maganga-Moussavou était le chef du supposé gang qui aurait vendu à des opérateurs chinois. Des accusations réfutées par l’ancien vice-président de la République. Très remonté, il avait saisi le tribunal correctionnel de Libreville pour diffamation.