Le Boeing 737-700, resté cloué sur le tarmac de l’aéroport  de la capitale saoudienne depuis le malaise du despote gabonais,  serait actuellement dans les airs, en direction de Libreville. 

Jonas MOULENDA 

LE Boeing 737-700 de la présidence de la République gabonaise,  qui avait transporté Ali Bongo à Riyad, le 24 octobre dernier, est sur le chemin de retour. Il pourrait se poser avant le lever du jour à l’aéroport international Léon Mba de Libreville.

D’après nos informations, l’appareil a quitté Ryad à mardi à18h32 et progresserait en direction du Gabon. Il est resté cloué 20 jours durant sur le tarmac de l’aéroport de la capitale saoudienne, après l’accident vasculaire cérébral d’Ali Bongo, survenu le 24 novembre dernier.

L’ on ignore encore l’identité des personnes qui ont pris place à bord de l’avion présidentiel  sur le chemin de retour. Peut-être, l’appareil transporte-il des collaborateurs et des membres de la famille d’Ali Bongo, partis à son chevet depuis trois semaines déjà.

L’avion rentre au Gabon sans son principal passager ?

A en croire certaines indiscrétions, l’état de santé du despote ne donne pas encore entière satisfaction. Toute chose qui exclut  donc sa présence dans l’avion. A moins qu’il rentre dans un cercueil en soute. Ces trois dernières semaines, des informations alarmantes ont d’ailleurs circulé sur son état de santé.

Il est donné pour mort par une grande partie de l’opinion. Pourtant, les autorités  gabonaises se montent on ne peut plus rassurantes. Tout en reconnaissant la gravité de l’état de santé d’Ali Bongo, le porte-parole de la  présidence de la République, Ike Ngouoni, a indiqué lundi que le dirigeant gabonais poursuit son traitement à l’hôpital du roi Fayça de Riyad.

Le retour au Gabon de l’avion présidentiel sans son principal passager, Ali Bongo, ne manquera pas de relancer la polémique sur sa mort supposée. C’est probablement pour éviter un regain de supputations que l’arrivée du 737-700 a été programmée tard dans la nuit, au moment où les Librevillois ne seront pas encore réveillés. Affaire à suivre !