Sylvia Bongo et Brice Fargeon ont ramené leur mascotte politique pour tenter de rassurer les Gabonais que leur dirigeant a recouvré ses automatismes.

Jonas MOULENDA

LE dictateur gabonais Ali Bongo ou du moins sa carcasse a été ramenée discrètement samedi à Libreville, a-t-on appris de source proche de la présidentielle de la République gabonaise.

Baladé comme un animal de cirque par son épouse Sylvia Bongo et son directeur de cabinet Brice Laurent Jean-Joseph Fargeon, le despote en fin de carrière a été ramené pour jouer une nouvelle pièce de comédie politique à l’occasion de la rentrée de la Cour constitutionnelle prévue ce mardi à Libreville.

Il avait été conduit à Londres le mois dernier pour suivre des soins lui permettant de tenir, un tant soit peu, sur ses guiboles. La durée des vacances du président de la République n’excédant pas 45 jours, son épouse et son factotum de directeur de cabinet ont jugé bon de le ramener pour une nouvelle apparition publique, avant de le ramener encore en « cage. »

Ali Bongo n’a pas retrouvé ses automatismes.

Cette nouvelle pièce de théâtre politique ne vise qu’à donner un semblant de bonne santé du dictateur. Or, il n’a pas trouvé tous ses automatismes. Amputé de la jambe droite, Ali Bongo peine à tenir avec sa prothèse, marchant clopin clopant et s’appuyant sur une canne.

Ali Bongo est désormais une épave politique

Ali Bongo est désormais réduit en épave politique

Un spectacle pitoyable dont les Gabonais auraient pu se passer si le clan mafieux du despote n’était pas obnubilé par le pouvoir et les prébendes. C’est pour masquer le véritable état de santé d’Ali Bongo que son épouse et son directeur de cabinet le tiennent loin de sa famille et de ses amis de longue date.

En réalité, ils l’ont transformé en mascotte politique chargée de légitimer leur imposture jusqu’à la tenue de la prochaine élection présidentielle. Toutes les mises en scènes observées depuis quelques mois ne sont que des manœuvres dilatoires leur permettant de gagner du temps.

La rentrée solennelle de la Cour constitutionnelle prévue ce mardi sera donc l’occasion pour le clan mafieux de brandir la mascotte politique pour tenter de clouer au pilori opposants et acteurs de la société civile qui continuent de réclamer, à cor et à cri, la vacance du pouvoir.