Le député du 1er siège du département du Komo-Mondah (province de l’Estuaire) remplace Emmanuel Issoze Ngondet, nommé médiateur de la République.

Jonas MOULENDA

Cette fois-ci est la bonne. Julien Nkoghe Bekale est désormais le chef du Gouvernement gabonais. Le décret présidentiel portant nomination du nouveau Premier ministre a été rendu public, vendredi soir, par un porte-parole de la présidence de la République.

Julien Nkoghe Bekale, élu député dans le 1er siège du département du Komo-Mondah lors des dernières élections législatives, remplace à ce poste Emmanuel Issoze Ngondet, nommé médiateur de la République. Le nouveau chef du gouvernement gabonais dispose de quelques heures pour rendre publique la composition de son cabinet.

Selon une source proche des services spéciaux de la présidence de la République, le nouveau gouvernement pourrait être connu au plus tard samedi soir et prêtera serment lundi. Compte tenu du contexte économique marqué par des graves difficultés financières, Julien Nkoghe Bekale pourrait former une équipe restreinte, comme le demande le Fonds monétaire international (FMI).

Le nouveau gouvernement sera connu au plus tard samedi soir

Julien Nkoghe Bekale fut plusieurs ministres sous Omar Bongo. Plusieurs fois préssenti Premier ministre, il n’avait jamais obtenu les clés de la Primature.  C’est au moment où d’aucuns voyait son rêve brisé qu’il a finalement été coopté pour diriger le gouvernement de la République.

Sa nomination au poste de Premier ministre n’a pas surpris grand monde. En effet, il avait le soutien indéfectible de Brice Laccruche Alihanga, le directeur de cabinet du président de la République. Il était en compétition avec Rose Oussouka Raponda, actuel maire de Libreville, qui avait pour marraine la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsuo.

L’ancien directeur général du Budget, Yves-Fernand Manfoumbi était son deuxième challenger sur la liste des Premiers ministrables. Ce dernier était pistonné par Maixant Accrombessi, Haut-représentant personnel du président de la République. C’est finalement la proposition de son directeur de cabinet qu’Ali Bongo a retenue. Ce qui démontre l’influence de Brice Laccruche Alihanga sur les décisions de son patron, malgré les intrigues.