Ce soutien inconditionnel d’Ali Bongo, qui se fait appeler « Général du Mapane », a été cueilli mercredi soir par la police politique du régime, qui l’a ensuite placé en garde à vue.

Jonas MOULENDA

C’EST probablement le début d’une brouille avec le régime dictatorial d’Ali Bongo qu’il sert servilement. Gaël Koumba Ayouné, alias Général du Mapane, a été arrêté hier soir à Libreville par la police politique  du pouvoir.

Selon une source proche du service de renseignement, il aurait été cueilli à 18h30 avant d’être conduit à la cravache au poste. D’après la source, il a été soumis à un interrogatoire musclé en présence du procureur de Libreville,  Ollyvier Nzahou.

L’interrogatoire aurait tourné sur sa supposée  collusion avec certains activistes pour galvauder l’image de quelques thuriféraires du régime d’Ali Bongo. Vraisemblablement, c’est la divulgation par ses soins d’un procès verbal d’audition de la direction générale de recherche (DGR) qui est à l’origine de son arrestation.

Gãel Koumba a commis la faute finale en demandant à un activiste de tirer à boulets rouges sur ses protecteurs

Mais la « faute finale » du Général du Mapane serait une bande sonore divulguée par un activiste vivant en Europe. Dans le fameux audio, on entend Gaël Koumba Ayouné donner des consignes à l’activiste pour flétrir le patron du service de renseignement, Frédéric Bongo, du reste, demi-frère d’Ali Bongo, et Arsène Emvahou, aide-camp du despote gabonais.

Or, il est très proche des intéressés. C’est probablement pour lui faire payer son acte de félonie et lui donner une leçon de fidélité que Frédéric Bongo et Arsène Emvahou ont ordonné son arrestation. Officiellement, l’enquête vise à savoir la personne qui avait donné au Général du Mapane le procès verbal d’audition de la DGR qu’il a publié sur sa page Facebook.

Gaël Koumba Ayouné a passé sa première nuit dans les geôles de la gestapo du régime qu’il sert. Un scénario auquel il ne s’attendait pas, vu sa proximité avec les securocrates d’Ali Bongo. Vraisemblablement,  il a été lâché par ses acolytes. Y aura-t-il des interventions pour qu’il ne franchisse pas la porte de la prison? Rien n’est moins sûr.

C’est probablement le début d’une brouille avec le régime qu’il sert.