C’est Faustin Boukoubi, ex-secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG), au pouvoir, qui pourrait être porté à la tête de l’instance dirigeante de la première chambre du Parlement gabonais. 

Jonas MOULENDA

C’est aujourd’hui qu’a lieu à Libreville l’élection du nouveau bureau de l’Assemblée nationale, la première chambre du Parlement gabonais.
Cette élection fait suite à la proclamation par la Cour constitutionnelle des résultats des dernières élections législatives, largement remportées par le Parti démocratique gabonais (PDG), au pouvoir.

Sur 143 sièges, cette formation politique avait obtenu 98 élus, contre 17 pour l’opposition. Une majorité que le PDG pourrait revoir à la hausse après les prochaines élections législatives partielles prévues dans huit circonscriptions électorales.
La date de ces consultations sera fixée par le prochain gouvernement, conformément aux dispositions du code électoral en vigueur en République gabonaise. En attendant donc ces échéances, les nouveaux députés élisent aujourd’hui le bureau de l’Assemblée nationale.

Plusieurs personnalités sont pressenties pour occuper le poste de président de l’Assemblée nationale. Mais c’est l’ancien secrétaire général du PDG, Faustin Boukoubi, qui pourrait être porté au pinacle par les autres élus dans la journée.

Faustin Boukoubi a des atouts de taille pour l’emporter 

En sus de son loyalisme au moment où le parti était en butte à des soubresauts, ce cadre natif de la province de l’Ogooué-Lolo (nord-est), bastion du PDG, est soutenu par la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsuo.
C’est son nom que la gardienne du temple a proposé, la semaine dernière, au chef de l’État gabonais, Ali Bongo, en convalescence au Maroc.

Un autre clan du pouvoir avait proposé Pacôme Moubelet Bouyeya, ministre de l’intérieur au moment du hold-up militaro électoral perpétré en 2016 par Ali Bongo. Mais le putschiste n’aurait que peu de chances de l’emporter. La majorité des élus PDG préfèrent Faustin Boukoubi,  présenté comme un homme sage et pondéré, des atouts indéniables pour décrisper l’atmosphère en pleine crise post-électorale.

Faustin Boukoubi, un le favori du perchoir de l’Assemblée nationale.