Le macchabée, en état de putréfaction très avancée, a été repêché par des riverains et la brigade nautique de gendarmerie.

Jonas MOULENDA

VISION d’horreur samedi à la Pointe Denis, un cap situé à l’est de Libreville, la capitale administrative et politique du Gabon.  Le corps d’un garçon, visiblement assassiné plusieurs semaines plus tôt, a été repêché dans l’après-midi.

La macabre découverte avait été faite la veille par des riverains, qui ont ensuite donné l’alerte aux autorités. Le parquet de Libreville a aussitôt donné des instructions à la brigade nautique de gendarmerie nationale pour le constat de la découverte macabre et l’ouverture d’une enquête.

Sur place, les gendarmes ont interrogé les riverains mais ceux-ci ont déclaré ne pas connaître la victime. Vraisemblablement,  il s’agit d’un adolescent qui aurait été kidnappé ailleurs avant d’être déporté à La Pointe Denis, où il aurait été ensuite sacrifié. Des traces de violence faites à l’aide d’un objet contondant ont été relevées sur le visage de la victime.

Le corps de la victime a subi l'action corrosive de l'eau de la mer.

Les enquêteurs n’excluent pas la thèse d’un assassinat avec prélèvement d’organes. Après avoir mutilé le corps, les auteurs de cet assassinat se seraient débarrassé du corps en le jetant dans la mer pour simuler une noyade. La Pointes-Denis est réputée comme terreau des crimes à des fins fétichistes.

Des lampistes du régime y déportent régulièrement des victimes pour des rituels sacrificiels. Certains corps sont parfois enterrés à la hâte pour ne pas éveiller des soupçons. D’autres sont jetés dans la mer pour simuler une mort accidentelle.

Ce climat d’insécurité a fini par rebuter les touristes qui y déferlaient chaque week-end. La réputation de cette station balnéaire, entièrement offerte au farniente, a donc beaucoup pâti de la réputation de sanctuaire des criminels de tout poil.

Les pieds de la victime.