Il a été reconduit à ses fonctions de directeur de cabinet du Président de la République, nonobstant les complots ourdis contre lui par les securocrates de son patron, qui voulaient le supplanter pour contrôler de la manne financière du pays.

Jonas MOULENDA

BRICE LACCRUCHE ALIHANGA doit enfin dormir du sommeil juste après plus d’un mois d’insomnies provoquées par une grande et longue cabale politico médiatique menée contre lui par un puissant clan mafieux du pouvoir qui voulaient le déboulonner pour prendre sa place.

Le président de la République l’a finalement maintenu à son poste de directeur de cabinet, à la faveur d’un réaménagement technique survenu samedi soir. Ali Bongo a ipso facto a renouvelé sa confiance à Brice Laccruche Alihanga dont on ne vendait pas cher la peau ces derniers temps. Les thuriféraires du régime étaient nombreux à parier sur son limogeage.

En tête de ses détracteurs, figurait le directeur de renseignement, Frédéric Bongo, demi-frère d’Ali Bongo. Ce gendarme de formation est entré dans la danse, allant jusqu’à instrumentaliser la presse et les activistes contre le directeur de cabinet de son demi-frère. Dans ses manœuvres déloyales aux desseins inavoués, Frédéric Bongo n’a pas mégoté sur les moyens pour le faire tomber de son piédestal.

Frédéric Bongo qui lorgnait sur le fauteuil de son demi-frère a perdu la bataille

Frédéric Bongo. Il voulait déboulonner Brice Laccruche Alihanga pour placer un de ses pions.

C’est ainsi qu’il présenté Alihanga comme instigateur du simulacre de putsch fait la semaine dernière par des éléments de la Garde républicaine (GR). Or, les exécutants de cet acte d’intrigue étaient ses propres hommes de main. Ce qui a instillé le doute dans les esprits spitants. Une guéguerre qui était devenue ridicule, au regard de sa théâtralisation.

Le but visé par Frédéric Bongo était le limogeage de Brice Laccruche Alihanga et son remplacement par un de ses hommes de mains afin de mettre le grappin sur la manne financière du pays. Celle-ci est gérée par la présidence de la République, à travers le directeur de cabinet du président. Le clan du directeur de renseignement se proposait aussi de catapulter ses pions des postes stratégiques.