La destination prise par le dictateur gabonais n’a pas été révélée. Il pourrait aller chercher son salut aux États-Unis, en Angleterre ou au Maroc.

Jonas MOULENDA 

Ali Bongo n’est plus à la clinique royale de Riyad, en Arabie Saoudite, où il était hospitalisé depuis mercredi. Selon une source diplomatique, le despote gabonais aurait pris une autre destination à bord d’un avion médicalisé.

D’après la source, le despote aurait été évacué dans un autre pays ce vendredi. ” Il  était en observation à la clique royale de Riyad. Il s’agit d’une unité sanitaire bien équipée. Le roi et le prince s’y font souvent soigner. Mais l’entourage du président à jugé bon de l’emmener dans un hôpital où il fait régulièrement son check-up,” a confié le diplomate.

Qu’est-il réellement  arrivé  Ali Bongo au cours de son voyage en Arabie Saoudite ? La question taraude les esprits. Un membre de sa délégation, citée par un officier supérieur de la Garde républicaine (GR), n’a pas exclu un début d’accident vasculaire cérébral au deuxième jour de son séjour à Riyad, où il avait été invité à un sommet économique par le prince héritier Mohamed Ben Salman

C’est à son hôtel que le dictateur gabonais a fait un malaise

Ali Bongo avait assisté à l’ouverture des assises. Après le discours du prince, il s’était retiré avec ses collaborateurs à  son hôtel pour préparer son intervention prévue dans l’après-midi. C’est à ce moment qu’il aurait fait un malaise, avant d’être transporté de toute urgence à la clinique royale de Riyad.

Jeudi, le prince Héritier Mohamed Ben Salman lui y a rendu visite pour s’enquérir de son état de santé. Les médecins auraient jugé nécessaire de l’y garder en observation pour parer à toute éventualité. ” L’état de santé du président était stable. Il envisageait regagner le Gabon ce week-end,” a rapporté un membre de la délégation présidentielle.

A Libreville, les autorités brillent par un black-out sur l’état de santé du dictateur. Dans sa traditionnelle conférence de presse, le porte-parolede la présidence de la République, Ike Ngouoni a délibérément esquivé le sujet ce vendredi. Toute chose qui alimente les conversations dans les salons feutrés de la capitale gabonaise.

Ali Bongo est accompagné d’une délégation restreinte comprenant, entre autres, sa garde raporochée et son cadet Frédéric Bongo, patron du service de renseignement. C’est ce dernier qui prendrait les décisions sur la conduite à tenir au sujet de la santé du tyran.