Le chef de l’État gabonais est apparu au stade de Nzeng-Ayong, dans le 6ème arrondissement, où son directeur de campagne bouclait sa tournée politique nationale,  en présence de 30 000 personnes. 

Jonas MOULENDA

C’EST un Ali Bongo tout de blanc vêtu et un peu plus requinqué qui est apparu, samedi soir, au stade de Nzeng-Ayong, dans le 6ème arrondissement de Libreville,  au meeting de clôture de la tournée politique de son directeur de cabinet, Brice Laccruche Alihanga.

Le chef de l’État gabonais, accompagnée de son épouse Sylvia Bongo, est ensuite monté à la tribune officielle, chauffée à blanc par une marée humaine arborant des tee-shirts et casquettes en bleus, couleur de l’Association des jeunes volontaires émergents (Ajev), dirigée  par son plus proche collaborateur.

Ali Bongo et son épouse saluant la foule en liesse

Invité à prendre la parole peu après son arrivée à la tribune, Ali Bongo a d’abord tenu à remercier le public venu très nombreux à ce meeting. Il a exprimé toute sa joie de retrouver la chaleur humaine de ses compatriotes. « Merci de m’avoir invité à la fête. Cela me fait très chaud au cœur », a-t-il dit en substance, extériorisant sa joie par des pas de danse.

Ali Bongo a cloué au pilori ses détracteurs 

« J’ai traversé une épreuve difficile mais aujourd’hui, tout va bien. Je suis parmi vous. Je suis là. Je suis là. Et je resterai là. Cela me fait beaucoup plaisir de vous voir si nombreux. Merci pour votre soutien », a dit en substance le dirigeant gabonais, sous des salves d’applaudissements d’une foule scandant par intermittence : « Ya Ali !Ya Ali ! »

Brice Laccruche Alihanga s’adressant à une foule compacte

Le président gabonais, arrivé de manière impromptue à ce meeting, s’est ensuite retiré avec son épouse. Il a pris à contre-pied ses détracteurs qui le donnaient pour mort et qui continuaient de réclamer, à hué et à dia, la vacance du pouvoir. Il a voulu démontrer à ses opposants  qu’il tient toujours les manettes de l’État.

De même, Ali Bongo a voulu donner une caution morale au déplacement interprovincial de son plus proche collaborateur. « Le président de la République a légitimé la tournée politique de son directeur de cabinet, critiquée par l’opposition », a commenté Phernel Ossibato Lindzondzo, délégué en France du Parti démocratique gabonais (PDG), au pouvoir.