Le despote, arrivé la semaine dernière, dans la capitale anglaise, y est désormais traqué par ses opposants qui pourraient recevoir du renfort dans les prochaines heures.

Jonas MOULENDA

ALI BONGO espérait bénéficier d’un repos paisible à Londres, sa terre de farniente, mais ses opposants en ont décidé autrement. Ils entendent faire du ramdam devant sa résidence de Mayfair tout au long de son séjour.

Précurseurs d’une mission de pélérins de la démocratie, la résistante Suzanne Barat et un autre opposant y sont arrivés le week-end. La résistante, connue pour sa sa virulence et son rejet du régime d’Ali Bongo, a aussitôt annoncé les couleurs, prenant pour cible Sylvia Bongo, l’épouse du despote

« Sylvia. Je suis venue te faire un p’tit coucou. Sors, je suis là en bas », a ironisé Suzanne Barat dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux. Et d’avertir : « Je suis encore sage. Tu me connais, non ? Viens me voir. Je suis venu te rendre une visite de courtoisie ».

Un renfort est attendu à Londres

De fait, le choix porté sur la première dame n’est pas fortuit. C’est en son nom que le despote gabonais avait acheté, aux frais l’argent du contribuable, la luxueuse villa londonienne au prix de 20 milliards de F CFA en 2010.

Suzanne Barat et ses compagnons feront du ramdam tout au long du séjour londonien d’Ali Bongo.

Pis, c’est elle qui s’est entêtée à y emmener Ali Bongo en convalescence, alors que les services de renseignement du Gabon avaient déconseillé cette destination, en raison des risques d’assaut des résistants gabonais qui ne décolèrent pas, trois ans après le hold-up militaro électoral perpétré par le tyran.

Ce que le clan du pouvoir craignait est finalement en train d’arriver : le séjour d’Ali Bongo à Londres ne sera pas de tout repos. Les résistants gabonais ont décidé de pourrir la vie au despote et son épouse qui auraient fait fi des notes de renseignement des services de sécurité du Gabon.

Des couacs qui ont donné du grain à moudre aux pourfendeurs intéressés du clan de Sylvia Bongo. Cette dernière est accusée, à tort ou à raison, d’avoir transformé son époux en mascotte pour réaliser ses rêves de confort matériel et d’aisance financière.
Les résistants gabonais ont décidé de converger vers Londres.

Pour plus d’impact de leur action politique, ils entendent  battre le rappel des diasporas d’autres pays africains sous le joug de la dictature. « C’est trop facile qu’Ali Bongo aille se reposer à Londres pendant que le peuple gabonais croupit dans la misère. Nous allons clamer notre colère », a confié un opposant gabonais qui faisait son sac pour rallier Londres.