Le despote gabonais serait sorti du coma artificiel dans lequel il était plongé depuis son hospitalisation à l’hôpital royal de Riyad, en Arabie Saoudite. Il se trouve en observation dans un hôpital londonien.

Jonas MOULENDA

Le dictateur gabonais est hospitalisé depuis vendredi soir à Londres, la capitale britannique. Il a été évacué de Riyad à bord d’un avion médicalisé mis à sa disposition par le prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohammed Ben Salman.

Aussitôt après son arrivée, a confié une source familiale, Ali Bongo – placé sous assistance respiratoire – aurait été conduit à hôpital King VII de Londres. À en croire la même source, une équipé de médecins est restée à son chevet toute la nuit, veillant au moindre détail.

Selon une source médicale abordée par un correspondant de Matin d’Afrique, il y aurait une légère amélioration dans l’état de santé d’Ali Bongo. « Il a commencé à retrouver la mobilité visuelle. À 6h du matin, il a ouvert les yeux et regardé autour de lui. C’est un bon signe », a rapporté la source, précisant que le dictateur gabonais reste en observation.

Il y aurait une légère amélioration dans l’état de santé d’Ali Bongo.

« Nous allons voir comme il réagira dans la journée et les jours suivants. Retrouver la mobilité des membres après un accident cérébral vasculaire est un processus évolutif chez toute personne. Il faut du temps et de la réduction. Quoiqu’il en soit, nous demeurons confiants quant à l’évolution de l’état de santé de notre patient », a renchéri la source.
Sylvia Bongo est allée en catastrophe à Riyad pour prendre son époux.

Sylvia Bongo est allée en catastrophe à Riyad prendre son époux pour l’emmener à Londres

D’après une source proche de l’hôpital royal de Riyad, Ali Bongo a été mis dans un mini coma artificiel pour éviter d’empirer et essayer de stabiliser son état de santé, après l’AVC survenu mercredi, alors qu’il était invité à un sommet économique par le prince héritier Mohamed Ben Salman.

 

D’après un proche de la famille Bongo, c’est Sylvia, l’épouse du dictateur, qui est allée personnellement prendre son époux à Riyad pour l’emmener à Londres, où se trouvent ses médecins traitants. La première dame du Gabon, visiblement remontée, aurait mis en cause la négligence des médecins personnels du despote.

Selon la même source, toute la famille Bongo est allée au chevet du patient à Londres. Compte tenu de la gravité de la situation et des fuites dans la presse internationale, les visites sont strictement interdites.

Même les responsables diplomatiques n’ont pas accès au patient. La famille Bongo, unie dans l’épreuve, a décidé de tout verrouiller. Elle retient son souffle, non sans prier pour que le patient se tire d’affaire. Si une amélioration de l’état de santé de ce dernier est possible, il n’en demeure pas moins que le dictateur portera longtemps les séquelles de la maladie.