Les opposants gabonais vivant à  l’étranger promettent de pourrir la vie au despote lors de son prochain séjour parisien au sommet mondial sur la paix.

Jonas MOULENDA

Le dictateur gabonais, Ali Bongo, n’est toujours pas le bienvenu en France. Deux ans après le hold-up militaro électoral sanglant perpétré pour rester aux manettes de l’État, les opposants en exil continuent de contester son imposture et de réclamer, à hue et à dia, la passation du pouvoir à l’opposant Jean Ping, le vrai vainqueur de l’élection présidentielle du 27 août 2016.

Après avoir appris l’arrivée d’Ali Bongo à Paris, le 10 novembre prochain, à l’occasion du sommet sur la paix, les résistants gabonais ont décidé de resserrer leurs rangs pour attendre le despote de pied ferme. “Nous allons lui faire ça plus dur que l’année dernière. Ce qui doit arriver arrivera. Nous sommes prêts à nous sacrifier pour notre pays,” a juré un membre influent de la résistance.

Le despote gabonais pourrait subir une nouvelle humiliation à Paris. 

Depuis une semaine, les opposants gabonais en Ftancr battent le rappel des troupes en Europe. L’objectif, a-t-on appris, est de réunir au moins 1 000 résistants pour faire du ramdam pendant le séjour d’Ali Bongo. ” Ce que nous allons faire lui fera comprendra définitivement qu’il n’est plus le bienvenu en France,” a renchéri une résistante.

L’année dernière, à la même période, Ali Bongo avait subi une grande  humiliation politique à Paris. La résistance gabonaise l’avait traqué de l’aéroport du Bouget jusqu’à son hôtel. Les journaux français en avait d’ailleurs fait chou gras. Cette année encore, les opposants en exil comptent remettre ça. ” Ses collaborateurs qui prétendent maîtriser la diaspora déchanteront très vite, ” a ajouté un autre opposant.

Selon une source proche du protocole d’État, ce voyage stresserait le dictateur. Il aurait donné des instructions à ses collaborateurs de tout mettre en oeuvre pour éviter une nouvelle humiliation. Mais la tâche s’annonce ardue, au regard de la détermination affichée par les résistants,qui savent s’unir, malgré quelques querelles de clocher.

La diaspora jure de le traquer partout.