Le despote convalescent tentera de rassurer les siens sur son état de santé.

Jonas MOULENDA

LE dictateur gabonais Ali Bongo se rendra ce week-end à Franceville, le chef-lieu de la province du Haut-Ogooué (sud-est).

Selon une source proche du service de renseignement, le despote valétudinaire y séjournera jusqu’à lundi prochain. Il tentera, de par sa présence, de rassurer les populations sur l’évolution de sa santé, près de deux après l’accident vasculaire cérébral (avc) dont il a été victime en Arabie Saoudite.

Au cours de son séjour à Franceville, Ali Bongo recevra d’ailleurs sa famille maternelle. Celle-ci avait fait le pied de grue en vain en juillet dernier devant sa résidence à la Sablière, dans la commune d’Akanda, au nord de Libreville, pour tenter de le rencontrer après un accrochage entre Joséphine Nkama, la mère du tyran, et sa bru Sylvia Bongo.

Après leur démarche infructueuse et les récriminations qui ont fusé de partout, le dictateur avait promis recevoir ses parents maternels le 26 août dernier, mais son voyage précipité de Londres pour des raisons médicales l’en a empêché. Ce week-end, la famille maternelle du despote aura enfin la latitude d’échanger avec ce dernier.

Des doutes subsistent sur la santé d’Ali Bongo

La mère d’Ali Bongo, son oncle maternel, Jean Boniface Assélé et d’autres membres de la famille du despote effectueront le déplacement de Franceville par vol spécial. Ils rendront compte de visu de son état de santé, après l’accident vasculaire cérébral dont il a été victime le 24 octobre 2018 à Riyad.

Ali Bongo tentera de rassurer les siens .

Samedi matin, Ali Bongo procédera au lancement du marathon du Haut-Ogooué. Il s’agit d’une opération de com destinée à rassurer la population sur son état physique. « En lançant ce marathon annuel, il veut prouver à ses concitoyens qu’il a recouvré ses automatismes », a commenté un analyste politique.

Malgré toutes opérations visant à démontrer qu’Ali Bongo a retrouvé sa motricité, opposants et acteurs de la société continuent de réclamer une expertise médicale pour être fixés sur sa capacité physique et intellectuelle à diriger le pays. Le collectif « Appel à agir » a introduit une requête dans ce sens mercredi auprès de la Cour constitutionnelle.