Après avoir déployé de grands efforts physiques pour  marquer sa présence à la tête de l’Etat et clouer au pilori ses détracteurs qui reclamaient, à hue et à dia, la vacance du pouvoir après son accident vasculaire cérébral, le despote est désormais rattrapé par son mauvais état de santé. 

Jonas MOULENDA 

ALI BONGO ne respire pas la grande forme, loin s’en faut. Tous les efforts physiques  consentis par le despote pour tenter de prouver à ses détracteurs qu’ils a recouvré ses automatismes ont considérablement ruiné sa santé.

Selon une source proche de sa famille, il serait tellement vanné qu’il n’a pas pu tenir le conseil des ministres prévu la semaine dernière. Même les grandes décisions concernant la situation sécuritaire du pays ont été prise par le conseil interministériel, présidé par le Premier ministre,  alors que cette réunion n’est pas l’instance décisionnelle.

Le despote, affaibli par la maladie, envisage de jeter l'éponge.

Les efforts consentis par le despote pour prouver qu’il est en forme ont ruiné sa sant

D’après une source proche de la présidence de la République, Ali Bongo serait très mal en point ces derniers jours. Les soins reçus à l’hôpital Edward VII de Londres ne semblent pas donner une entière satisfaction. Outre le diabète ayant abouti à l’amputation de sa jambe droite, Ali Bongo souffrirait d’une maladie spirituelle provoquée par la transgression des lois de la nature, notamment des crimes de sang.

Cette situation a amené son entourage à se tourner vers la médecine traditionnelle pour tenter de sauver son âme corrodée. Mis à contribution, son gourou Maixant Accrombessi a battu le rappel des marabouts béninois, qui auraient présenté une facture de 800 millions de francs CFA pour des rituels dits de sauvetage . De plus, tous leurs fraters de la loge maconique Panthère noire, réunis actuellement en session annuelle à Libreville, ont mis le sujet en prière.

800 millions de F CFA, des offrandes et des sacrifices humains pour sauver le soldat Ali

Depuis deux semaines, a confié une source proche de la famille présidentielle, les féticheurs appelés à la rescousse officient des rituels au palais présidentiel et à la résidence privée du dictateur. Depuis lors, ce dernier n’est pas réapparu en public. Devant la dégradation de son état de santé, une réunion familiale s’est tenue le 19 janvier à la résidence du tyran à la Sablière.

Outre son oncle maternel, Gilbert Ngoulakia, l’inamovible président de la Cour des comptes, sa mère adoptive Joséphine Kama y a pris part. Un accident particulier a été mis sur la nécessité pour Ali Bongo de se consacrer à ses soins  santé pour ne pas perdre la vie. “Il a même été envisagé de laisser le pouvoir pour aller se soigner. Car ses médecins, tout comme sas marabouts, n’excluent pas le pire en cas d’un deuxième AVC. Son tableau clinique est très sombre,” a expliqué la source.

Sylvia Bongo jure que c'est son fils qui dirigera le Gabon après Ali Bongo

Sylvia Bongo qui encourage son époux à une succession dynastique ne rend pas service à leur fils.

Le clan Bongo, réuni à la Sablière, a scruté l’horizon. Devant le rejet de Nourredin Bongo par le peuple gabonais, les piliers du tyran auraient jeté leur dévolu sur le président-directeur de Bgfi-Bank, Henri-Claude Oyima, pour remplacer le despote valétunaire, afin de continuer à préserver les intérêts du clan. Mais ce choix n’aurait pas rencontré l’assentiment de Sylvia Bongo.

L’épouse du dictateur gabonais attacherait du prix à une succession dynastie au profit de son fils Nourredin Bongo. “Elle ne veut pas entendre parler d’une prise de pouvoir par une personne autre que son fils Nourredin. C’est dingue ! Elle est persuadée que son fils peut diriger le Gabon. Elle embarrasse la famille avec son entêtement. Elle reste vraiment droite dans ses bottes, ‘ renchérit la source.

Devant l’ impossibilité de choisir un successeur consensual à Ali Bongo, il a été convenu d’intensifier les efforts de médication en vue de sauver Ali Bongo au travers des rituels prévus par les marabouts mis à contribution. Là où le bât blesse, c’est que ces rituels auraient recours à du sang et à des organes humains. D’où évidemment les tentatives de kidnapping décriés depuis deux semaines à Libreville et dans l’arrière-pays.

Les proches du dictateur s’inquiètent de la dégradation de son état de santé 

Les fameux commanditaires de ces actes sont Maixant AAccrombessi et ses marabouts. Ceux-ci seraient logés dans un hôtel huppé situé entre le pont Nomba et la plage d’Antarès, dans le 5ème arrondissement de Libreville, propriété, dit-on, du gourou béninois. Le programme de leurs activités prévoit des rituels sataniques, des offrandes et l’implantation des fétiches dans les principales de la capitale.

Des marabouts béninois ont été mis à contribution pour sauver le tyran.

Ali Bongo mise sur les rituels officiés par ses marabouts

Les fameux maîtres spirituels seraient  accompagnés d’autres marabouts de la présidence de la République gabonaise, qui conjuguent leurs efforts pour sauver l’âme d’Ali Bongo, en attendant que les membres de son clan, qui considèrent le Gabon comme un gâteau familial, lui trouvent un dauphin consensuel.

De fait, le dictateur gabonais, devenu hypocondriaque, déambule dans un univers ésotérique. Récemmen,  il aurait fait venir une délégation des maîtres spirituels du Ndjobi, un rite du Haut-Ogooué, la région de sa famille adoptive. Quelques jours plus tard, c’est un autre vaguemestre  du tyran qui s’est envolé pour le Niger  pour y faire un travail spirituel chez des marabouts locaux au bénéfice de ce dernier.

Non satisfait des résultats de ce rituel, Ali Bongo aurait été chez des Pygmées pour se procurer des amulettes destinées à le protéger contre le mauvais sort qui le traque depuis son hold-up militaro électoral du 31 décembre 2016. Mais parviendra-t-il à se tirer d’affaire ? Rien n’est moins sûr. Depuis quelques jours, une pointe d’anxiété se lit sur les visages des membres de son clan,  qui redoutent le pire