L’écrivain ivoirien s’est éteint ce samedi à Abidjan à l’âge de 103 ans.

Jonas MOULENDA

LE monde littéraire est en deuil. L’écrivain ivoirien Bernard Dadié est mort ce samedi à Abidjan à l’âge de 103 ans. Son décès a été annoncé par le ministre ivoirien de la Culture, Maurice Bandaman.

La chute de ce vieux baobab africain a été durement ressenti par toutes les générations qui ont connu et aimé ses œuvres littéraires, théâtrales et politiques.

Bernard Dadié fut ministre de la Culture sous Houphouët-Boigny. Après l’incarcération de Laurent Gbagbo en 2011 à la Cour pénale internationale (CPI), le patriarche avait pris fait et cause pour l’ancien président ivoirien.

Il était la matrice de la littérature ivoirienne et le Victor Hugo d’Afrique 

Il était considé comme la matrice à partir de laquelle est née la littérature ivoirienne. Sa grande expérience faisait de lui un homme consulté par les nouvelles générations.

Auteur de plusieurs œuvres – parmi lesquels Climbié,  Afrique debout, Légenge africaine,  Les jambes du fils de Dieu – ce monument de la littérature africaine a obtenu plusieurs distinctions dont le Grand prix littéraire d’Afrique noire en 1965, Prix UNESCO le 12 février 2016 et le Grand Prix des Mécènes décerné au GPAL la même année.

Tout au long de sa vie, il aura pratiqué tous les genres, de la poésie à l’essai, en passant par la fiction, le théâtre et le conte. Le patriarche a tiré sa révérence après une vie et une carrière bien remplies. Les nouvelles générations garderont de lui l’image du Victor Hugo d’Afrique. Adieu l’artiste !