Le dictateur gabonais est retourné, mardi, dans la capitale anglaise pour se la couler douce pendant que le pays s’enfonce dans la crise.

Jonas MOULENDA

LE dictateur gabonais est finalement plus à l’aise à l’étranger que chez lui au Gabon. Mardi dernier, il s’est de nouveau envolé pour Londres à bord de l’avion présidentiel.

Selon un membre de son entourage, le despote valétudinaire y restera plusieurs semaines durant pour un repos, loin de la misère de ses compatriotes qui ne semble pas du tout l’émouvoir.

La résidence londonienne du couple Bongo.

D’après la source, Ali Bongo profitera de son séjour londonien pour faire un nouveau check-up, au lendemain de l’accident vasculaire cérébral (avc) dont il a été victime le 24 octobre 2018 à Riyad, en Arabie Saiudite.

Le mois dernier, a-t-on appris, le tyran gabonais avait fait un séjour éclair à Londres où il dispose d’une résidence acquise en 2010 à 20 milliards de F CFA.

Le Gabon est piloté à vue par Brice Laccruche Alihanga et ses copains de l’AJEV. 

C’est d’ailleurs dans la capitale anglaise que réside son épouse, Sylvia Bongo. Cette dernière ne se rend à Libreville que pour assister à certaines manifestations officielles. Des va-et-vient payés rubis sur ongle par le Trésor public.

Une prise en charge mal vue par les Gabonais, qui pataugent dans le sous-développement et la misère. « Elle nous coûte cher pour rien. On ne voit pas son utilité dans notre pays », s’indigne un proche de Joséphine Kama, la mère adoptive d’Ali Bongo.

En l’absence du despote, c’est son directeur de cabinet, Brice Laccruche Alihanga qui pilote, à vue, le pays. Il est assisté par ses copains de l’Association des jeunes volontaires (AJEV) parmi lesquels le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale.

La misère des Gabonais ne préoccupe pas Ali Bongo et son épouse, Sylvia.

Pendant ce temps, le Gabon s’enfonce dans une crise abyssale sans précédent. Les amortisseurs sociaux sont toujours attendus.Pis, le détournement des fonds publics est devenu un véritable sport dans le pays.

Un malaise qui s’est amplifié depuis l’arrivée dans la sphère décisionnelle de l’État des membres de l’AJEV, manifestement dénués de tout patriotisme. Ils pillent de manière ostentatoire les deniers publics mais ne sont pas inquiétés pour autant.